La médecine occidentale a longtemps nié que le corps et l’esprit ne font qu’un, repoussant ainsi le fait que de nombreuses techniques thérapeutiques prennent en compte la globalité de l’individu.

Or, une vision holistique tient compte des dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle, voire même spirituelle.

La Sécurité sociale est en panne, parfois les médicaments n’offrent pas la réponse adéquate au « problème » et la personne continue de souffrir…

Alors, faut-il garder cette vision étriquée de la santé mentale et physique ?

Heureusement, ils sont de plus en plus nombreux (médecins, chirurgiens, oncologues, kinés…) à penser que le corps n’est pas qu’un « ramassis » d’organes à traiter séparément, sans tenir compte de l’influence du psychique dans l’apparition des douleurs, maux et maladies.

Certains se sont ouverts aux pratiques paramédicales et acceptent même de collaborer avec elles, là où eux ne peuvent mettre un mot ou diagnostic.

La nouvelle génération médicale est moins figée, plus ouverte. C’est une avancée phénoménale au service de l’individu occidental, qui ne demande qu’une chose : se porter mieux.

Si aux médicaux je dis « Ouvrez-vous à nous, nous avons tous à y gagner », je dis aussi aux paramédicaux « Soyez sérieux, compétents, n’improvisez jamais, car il y va de la santé d’une personne ».

On ne peut devenir sophrologue, hypnotiseur ou thérapeute sur un coup de tête ou après quelques jours ou 2 à 3 semaines de formation. Il faut du temps, de même qu’il faut du temps pour comprendre le fonctionnement mental et corporel d’une personne à travers la relaxation et le massage de relaxation.

Des années de pratique sont indispensables, des échanges aussi, tout comme les « piqûres de rappel » auprès de praticiens qui peuvent nous aider nous, paramédicaux, dans l’évolution de notre pratique.

Je souhaite qu’à terme nous travaillions tous en bonne entente, dans le respect du métier de chacun, et de ce qu’il peut apporter de meilleur aux personnes qui arrivent parfois désemparées devant une douleur qui les tenaille et pour laquelle elles ne savent plus quoi faire.

Sachons nous rassembler et porter un regard différent sur les petits et gros « bobos » de la vie. Chacun porte au fond de soi une puissance fabuleuse, une envie indéniable de retrouver le bon goût des choses, pour que nous puissions nous trouver sur le chemin parfois cahoteux que nous fait emprunter la vie.

 

Laurence Bouville

santé